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WEC 6 Hours of Spa – 3 questions à Linda Jackson, Directrice de Peugeot

Le 11 mai dernier, Spa-Francorchamps accueillait la 3e manche du World Endurance Championship (WEC). C’était l’occasion d’admirer, notamment, la nouvelle hypercar Peugeot 9X8 en piste, avec son nouvel aileron. Mais aussi de s’entretenir avec la directrice de la marque, Linda Jackson, autour d’une thématique principale : à l’heure actuelle, quels sont encore les liens entre un investissement en sport automobile et les ventes de voiture durant la semaine ?

Red Racing Green : Comment faites-vous pour mesurer si votre engagement en WEC a un impact sur les ventes ?

Linda Jackson : « C’est très difficile à mesurer. Mais si je prends l’exemple du centenaire des 24 Heures du Mans, l’an dernier, nous avons observé un pic de vues sur les réseaux sociaux. Idem avec les ventes en France. Je pense donc qu’il y a un lien. L’engagement en championnat du monde d’endurance permet d’avoir un vrai lien entre le sport et les ventes. Ce championnat est de plus en plus populaire. Regardez le nombre de spectateurs aujourd’hui à Spa : plus de 80.000, c’est un record pour ce championnat ! (88.000 spectateurs recensés le samedi, lors de la course, NDLR) »

Le retour sur investissement est-il à la hauteur de vos attentes ?

« Oui, mais nous investissons vraiment beaucoup pour rencontrer le succès dans ce championnat. Dès lors, nous continuerons jusqu’au moment où nous aurons de la réussite en piste. Autrement dit, des podiums et des victoires. Pas seulement pour moi mais pour toute l’équipe qui travaille dur pour rendre cette 9X8 performante. »

En WEC, Peugeot Sport roule aux côtés de Ferrari, Porsche, Lamborghini, Alpine, Isotta Fraschini, etc. Peut-on attendre un retour d’une vraie Peugeot sportive dans la gamme ?

« Il y a des priorités et pour Peugeot, c’est l’électrique. Nous sommes en train de lancer le Peugeot e-3008 électrique. Si nous lançons une sportive électrique, il faut faire du volume pour rentabiliser l’investissement pour nous, constructeur généraliste. Ce n’est donc pas dans les cartons pour l’instant. Pourtant, personnellement, j’adore les cabriolets ! Mais le marché n’en demande pas… »

Par Maxime Pasture
Photo Julien Delfosse / DPPI