Galerie : les plus belles images de Spa-Classic 2024

Malgré une météo capricieuse, plus de 25.000 passionnés sont venus admirer près de 400 voitures de course historiques en compétition sur le plus beau tracé du monde. De plus, en coulisses, Peter Auto (l’organisateur) prépare l’avenir avec l’arrivée de carburants synthétiques…

Le spectacle n’était pas seulement en piste, mais également dans le village où plus de 1.300 voitures de clubs étaient exposées. Dans une ambiance festive, petits et grands ont pu profiter des nombreuses animations proposées.

Des Porsche 917 à la fête

Mention spéciale pour l’exposition exceptionnelle de Porsche 917, qui a attiré un grand nombre de visiteurs. Les modèles légendaires tels que la 917/10-002 Spyder Can-Am 1971, la 917LH 1970 – Châssis 041, la 917k 1970 – Châssis 021, la 917 Spyder Interserie 1970 – Châssis 033, et la 917k 1970 – Châssis 008 ont embelli l’ancien manège d’auto-tamponneuses, et ont pris la piste pour le plus grand bonheur des passionnés présents.

Deux séances de dédicaces, animées par Gérard Larrousse, Jürgen Barth, David Piper et Philippe Siffert (le fils de Jo Siffert) ont rencontré un franc succès. Ces légendes du sport automobile ont signé livres et objets pour des fans ravis de rencontrer leurs idoles.

L’arrivée massive du carburant synthétique se prépare

Dans la continuation des premiers tests au Mans Classic et au Tour Auto, les plateaux 2.0L Cup et Classic Touring Challenge ont roulé avec du carburant synthétique Aramco.

Peter Auto a pour ambition de rendre ce carburant obligatoire dans les prochaines années soulignant ainsi son engagement envers une mobilité durable. Selon Pierre-Olivier Calendini, Center Director d’Aramco à Paris, « Ce sera possible de fournir Peter Auto à 100% dès 2026 ». Mis à part pour des voitures avec moteur turbo exigeant un carburant avec un taux d’octane élevé (105 à 110), 90% des voitures de course anciennes pourraient rouler avec du carburant synthétique. Pour rappel, ce carburant est produit à base de CO2 recyclé et/ou capturé, d’où le bilan quasiment neutre. Certes, il rejette encore du CO2 mais vu qu’il a été capturé lors de sa production, il n’augmente pas les rejets de CO2 dans l’atmosphère. Pour Philippe Dehennin, président de la Belgian Historic Vehicle Association (BHVA), « L’association belge des voitures historiques milite pour que nous soyons prioritaires pour l’utilisation de ce carburant. » Voilà de bonnes nouvelles pour les amateurs de voitures anciennes qui, rappelons-le, vu leur très faible proportion dans le parc automobile, ne sont même pas responsables de 1% des émissions…  

Par Maxime Pasture – Photos : Spa-Classic/Peter Auto
Philippe Dehennin, Patrick Peter et Pierre-Olivier Calendini.