McLaren W1 : la folie des chiffres

Héritière de la F1 et de la P1, la W1 vient à son tour occuper le sommet de la gamme McLaren, parmi les modèles « Ultimate Series ». Attention, voici quelques chiffres qui donnent le tournis.

Puisqu’on parle de tourner, entrons dans le vif du sujet : le tout nouveau moteur V8 4.0 litres développé pour la W1 peut aller chercher le régime de 9.200 tr/min. Et cela pour obtenir quelle puissance ? Cette cathédrale mécanique annonce 929 ch, ce qui lui vaut la meilleure puissance spécifique de la production actuelle, avec 232 ch par litre. Mais ce n’est pas tout, puisque la W1 est, comme sa devancière  P1, une voiture hybride. Grâce au moteur électrique, dont la gestion s’inspire des technologies utilisées en IndyCar et en F1, la puissance totale de la McLaren est de 1.275 ch, cela pour seulement 1.399 kilos. Encore des chiffres : 0-100 en 2,7 secondes, 0-200 en 5,8 secondes, 0-300 en moins de 13 secondes et vitesse de pointe limitée à 350 km/h.

Pas de marche arrière (ou presque)

Il y a tant de choses à dire sur la W1 qu’on ne sait où aller ensuite. Par exemple, les sièges sont fixes. Ce sont donc le volant et le pédalier qui se règlent. Il n’y a pas de marche arrière à proprement parler sur la boîte de vitesses, puisque c’est le moteur électrique qui gère cette fonction. Ce moteur électrique (qui entraine également les roues arrière, la W1 est donc une stricte propulsion) est alimenté par une batterie de 1,4 kWh, qui offre une autonomie électrique d’à peine plus de 2 km.

Grâce à un travail aéro très poussé, également inspiré de la F1 (fond plat à effet de sol, aileron arrière « DRS », etc.), la W1 peut générer jusqu’à 1 tonne d’appui aérodynamique en virage. Elle est plus rapide sur circuit que la McLaren Senna. Deux derniers chiffres pour finir : les 399 exemplaires prévus sont déjà tous vendus, malgré un prix de base de 2,1 millions de dollars. Et on dit bien « de base », car les clients ne manqueront pas de faire exploser ce chiffre en confiant leur exemplaire à MSO, le département personnalisation de McLaren.

Par Laurent Zilli