
Q by Aston Martin – Once in a lifetime
Nous nous sommes glissé dans la peau d’un millionnaire, voire même milliardaire. À Gaydon, au Royaume-Uni, au siège d’Aston Martin, nous avons personnalisé une hypercar ayant un prix de base approchant le million d’euros.
Ce n’est pas tous les jours qu’un constructeur de luxe nous ouvre les portes de son usine mais, ça peut arriver. En 10 ans de journalisme automobile, nous avons eu la chance de visiter les usines de McLaren et Bentley. Celle de Porsche, aussi, mais Porsche produisant davantage de modèles par an, c’est « un peu moins » exclusif. Des confrères ont pu se rendre chez Alpine, Ferrari ou encore dans l’atelier « Exclusive Manufaktur » de chez Porsche. Sur la toile, on peut voir des « créateurs de contenu » célèbres dans les usines Pagani ou encore de RUF, pour les plus connaisseurs. En revanche, nous offrir la possibilité de personnaliser une voiture à près d’un million d’euros, limitée à 999 exemplaires, comme si nous étions un client, c’était une première et peut-être bien… une dernière !

Des chiffres qui donnent le tournis
L’Aston Martin Valhalla est la première Aston Martin à moteur central arrière fabriquée en série. Oui, il y a bien eu sa « maman », la Valkyrie. Mais avec seulement « 275 » unités au monde, dont 40 versions uniquement réservées au circuit, on ne peut pas vraiment parler d’un modèle « de série ». La Valhalla, pour sa part, n’a été développée que pour la route et sera produite en 999 exemplaires numérotés. Equipée du V8 le plus puissant de l’histoire d’Aston Martin (828 ch) et de trois unités électriques, elle développe un total de 1.079 chevaux ! Le 0 à 100 km/h, elle l’abat en 2,5 secondes et pointe à 350 km/h. Pour l’anecdote, elle est aussi capable de parcourir 14 km en mode « zéro émission ». Sur la balance, son poids minimal affiche 1.655 kg. Bien qu’elle soit moins « radicale » que la Valkyrie, plus accessible, plus confortable et plus spacieuse, elle est aussi capable de générer 600 kg d’appui aérodynamique de 240 à 350 km/h.
Pour obtenir tout ça, il faut débourser environ 1 million d’euros. Mais Aston Martin s’attend à ce que 80 à 90 % des clients de la Valhalla – contre 70 % pour une Vanquish – passent par le département de personnalisation ultime : « Q », repris du nom de code du personnage fictif qui fournit tous les gadgets au plus célèbre des agents secrets, 007. Passer par ce département devrait sûrement doubler la facture…








Quand la magie de « Q » opère
Quand le catalogue d’options ne suffit pas, chez les marques de luxe, on passe par la case personnalisation. Au siège d’Aston Martin, à Gaydon, un rendez-vous au service « Q » dure au minimum une demi-journée car il est associé à une visite de l’usine. Tous les détails visuels du véhicule sont personnalisables : peinture carrosserie, couleur des jantes, carbone brillant ou satiné, livrées personnalisables, matériaux et couleurs de l’habitacle, etc. Laisser libre cours à son imagination et sa créativité sur un véhicule peut prendre de nombreuses heures. Bien entendu, un « simple » configurateur en ligne n’offre pas la flexibilité de la pièce spéciale réservée au service « Q », à Gaydon, où vous êtes guidé par un(e) conseiller qui vous montre, en direct, votre personnalisation digitale projetée sur un mur blanc gigantesque. Vous souhaitez que les appuie-tête de vos sièges soient d’une couleur différente à celle du reste du siège ? Ici, c’est possible ! Ou, comme nous, vous aimeriez que le siège passager soit en cuir et le siège conducteur en alcantara ? C’est possible aussi !

Quelle agréable expérience de personnaliser son hypercar… à condition que la configuration soit validée, dans les 2 semaines en moyenne, par les équipes de design et de production !
Le jour de notre visite, nous n’avons signé aucun bon de commande. Il faut en laisser un peu pour les autres, d’autant qu’au moment de terminer cet article, un tiers de la production de Valhalla était déjà sold-out ! Eh oui, heureusement qu’on peut toujours rêver…
Par Maxime Pasture – Photos : Tom Jens/Aston Martin

