
Acheter un avion en copropriété : quels sont les avantages et à quel prix ?
L’aviation d’affaires, comme les produits de luxe, rencontre un beau succès en Belgique. Jetfly a donc décidé de se rapprocher de ses clients belges en ouvrant un bureau à Bruxelles. À sa tête, Jean-Baptiste Fabbricatore. Avec lui, nous avons parlé d’un nouveau programme visant à réduire les émissions de CO2 mais aussi de copropriété et des tarifs, en toute transparence.
En Belgique, en 2024, l’aviation privée a connu une croissance de 10,6% alors qu’elle n’est que de 2% en Europe. Et depuis 2019, la propriété partagée d’avion d’affaires est passée de 13 à 18,5%. Depuis 25 ans, la propriété partagée est justement la spécialité de Jetfly. « La vente partagée permet d’avoir tous les avantages de la propriété, sans les inconvénients, explique Jean-Baptiste Fabbricatore. Si un moteur rencontre un problème technique, vous ne devrez pas régler seul la facture. Les vols à vide (si vous souhaitez démarrer de Bruxelles mais que l’avion se trouve, par exemple, à Genève, le vol Genève-Bruxelles se fera à vide, NDLR) ne sont pas non plus facturés aux clients Jetfly. Et puis, grâce à notre flotte de 70 avions, nous assurons toujours la disponibilité partout en Europe sous 24 heures. »

Trois types d’avion
Comment ça fonctionne ? Trois types d’avion, dont l’identité visuelle est signée par Philippe Starck, composent la flotte de Jetfly : les Pilatus PC-12 et PC-24, ainsi que le Cirrus SF50. « Le PC-12 est le Defender de l’aviation. Il offre 6 à 8 sièges, au choix, et permet d’atterrir quasiment n’importe où, pas seulement sur tarmac, sur une distance de seulement 650 mètres. Je pense, entre autres, à Gstaad, Courchevel et Spa. Il est extrêmement bien coté sur le marché et ultra-polyvalent », comme nous l’explique le directeur de Jetfly Belgique. Le PC-24 offre une cabine bien plus grande (14,2 m³ contre 9,3 m³ pour le PC-12) et 8 sièges mais il a besoin d’une piste plus longue, de 875 mètres. Enfin, le Cirrus SF50 est un 4 places, parfait pour 2 passagers, avec une autonomie plus faible de 1.760 km contre 2.500 km pour le PC-12 et 3.300 km pour le PC-24.



Les prix pour acquérir 1/16e d’avion
Pour acquérir 1/16e – plus petite part possible – d’un Cirrus SF50, comptez 200.000 $. Pour le PC-12, c’est 500.000 $ et pour le PC-24, 1.100.000 $. 20 ou 40 heures de vol (en fonction des besoins) – à payer lorsqu’elles sont utilisées – sont allouées par an, durant 10 ans (possibilité de sortie après 5 ans). Vous voulez une idée du coût global à l’heure de vol « All In » ? 4.000 € (SF50), 4.500 € (PC-12) ou 7.500 € (PC-24). À cela, il faut ajouter les frais fixes mensuels de gestion. « Dans tous les cas, chaque client sait combien il paie par mois. C’est transparent. Ce qui n’est pas toujours le cas avec les vols charter qui peuvent être jusqu’à 30% plus chers en haute saison », précise Jean-Baptiste.
Après 10 ans, l’avion est revendu et chaque client récupère la valeur résiduelle de cette vente, estimée entre 40 et 50% de l’investissement de départ. Cela varie bien évidemment en fonction du marché et de la conjoncture économique.
Nouveauté : « Share your flight »
Outre sa flotte d’avions Pilatus, réputés pour leur faible consommation – monomoteur à hélice, le Pilatus PC-12 est ainsi l’avion d’affaires le plus économe – depuis février 2025, Jetfly a introduit son programme SAF (Sustainable Aviation Fuel) permettant à ses propriétaires de réduire leur empreinte carbone de 40% grâce à l’utilisation de carburants d’aviation durables. L’utilisation de ce type de carburant issu de substances recyclées demande un surcoût de 345 € par heure de vol pour un PC-12, 375 € pour un SF50 et 820 € pour un PC-24.
Dans cette même dynamique, depuis peu, Jetfly propose à ses propriétaires le concept de « Share Your Flight » à travers son application afin de pouvoir ouvrir leurs vols, s’ils le désirent, à d’autres propriétaires dans le but de réduire leurs coûts, mais surtout minimiser leur impact environnemental.
Par Maxime Pasture

