24 Heures du Mans 2026 : warm-up avec Peugeot Sport

Les 13 et 14 juin 2026, Peugeot Sport fêtera le centenaire de sa première participation aux 24 Heures du Mans. Nous y serons. En attendant, nous avons eu la chance de participer à une journée de « warm-up », ce 28 mai, à Satory, siège de Stellantis Motorsport. De quoi revenir avec quelques chiffres intéressants mais aussi avec un entretien plein de fraîcheur et d’enthousiasme de leur nouveau pilote Champion du monde de Formule 2 en 2023, le Français Théo Pourchaire.

Après avoir obtenu sa première pole position dans la catégorie Hypercar début mai, à Spa-Francorchamps, Peugeot Sport tentera d’obtenir son meilleur résultat aux 24 Heures du Mans depuis son retour dans la catégorie reine de l’endurance.

Pour y parvenir, 2 équipages : le Belge Stoffel Vandoorne, Paul Di Resta et Nick Cassidy sur la 9X8 #93 ; Loïc Duval, Malthe Jakobsen et Théo Pourchaire sur la 9X8 #94. Ce dernier, Champion de F2 en 2023, également pilote de réserve Mercedes F1, déborde d’enthousiasme à l’idée de participer à ses premières 24 Heures du Mans en Hypercar.

Théo, quelles sont vos impressions après ces deux premières courses 2026 en WEC ?

« Ça aurait pu très bien se passer, surtout à Spa, avec notre première pole position. On jouait le podium mais un accident en sortant des stands a ruiné notre course. À Imola, on n’a pas eu de chance avec notre stratégie et on manquait un peu de rythme en course mais on a pu voir que ce rythme était meilleur sur le tracé belge, ce qui est encourageant ! »

Théo Pourchaire. Photo Florent Gooden / DPPI

En termes de pilotage, à quel point est-ce différent au volant d’une Hypercar par rapport à une monoplace comme la F2 ?

« C’est très différent. L’hypercar est plus lourde, mais elle est aussi très puissante, surtout quand le moteur électrique alimente les roues avant à partir de 190 km/h (le V6 turbo alimente les roues arrière mais, au-delà des 190 km/h, toute la puissance de 680 ch se libère avec la partie électrique animant les roues avant, NDLR). On effectue beaucoup de tours avec le même train de pneus. On a aussi moins d’appui aérodynamique. Il faut donc freiner bien plus tôt, surtout avec le poids à emmener. C’est intéressant et assez complexe à la fois. On ne peut pas être autant à la limite de l’adhérence, ni en glisse, qu’avec une monoplace. »

Quel est le ressenti lorsqu’on va participer à ses premières 24 Heures du Mans en Hypercar ?

« En tant que pilote français, avec une voiture française, sur un circuit français, ça va être génial. L’énergie du public et l’ambiance durant cette course sont incroyables et je me sens prêt. J’ai vraiment hâte d’y être. En plus, j’adore rouler la nuit avec le feu d’artifice, les étincelles des voitures, les appels de phares, … J’espère que pour le centenaire de Peugeot aux 24 Heures du Mans, on décrochera le plus beau des résultats ! »

Propos recueillis par Maxime Pasture

Les chiffres à retenir :

  • 2 Peugeot 9X8 en course + 1 voiture d’essai + 1 voiture de développement.
  • Minimum 5 mécaniciens par voiture.
  • 12 ingénieurs par voiture.
  • 12 tear-offs* par pare-brise au départ d’une course de 24 heures.
  • Temps pour reconstruire une voiture complète en cas de gros crash : 14 heures environ.
  • 4 bancs de test moteur à Satory + 1 banc de test pour les éléments hydrauliques.
  • Une douzaine de moteurs disponibles à Satory et 4 moteurs en développement pour 2027.

*Plastique fin transparent que le mécano enlève du pare-brise lors de l’arrêt au stand s’il est trop sale.